Comment ai-je découvert le Huna?

Auparavant, ma vie a été sans cesse une quête de sens. Faisant fi des limites que me dictait la raison, j’ai osé sortir de ma zone de confort à la recherche de solutions. Je me retrouvais ainsi face à des défis de plus en plus grands où des forces contraires s’affrontaient à l’intérieur de moi : oser ou avoir peur…me poussant à l’extrême limite à oser vivre pleinement ou avoir peur et m’abandonner. Mais qu’est-ce qui n’allait pas?

Je l’ignorais à l’époque; plus tard j’ai compris que j’avais reçu des
cadeaux de croissance à chaque fois que j’ai OSÉ.

Inconsciemment, je m’étais attirée la maladie (quinze méningites, hypoglycémie, allergies alimentaires nombreuses). À cette époque je me percevais à la fois forte et fragile. À chaque regain d’énergie, je repoussais mes limites, occultant certaines émotions, refusant d’être étiquetée malade et faible. À mon insu, mon subconscient avait trouvé la solution pour m’arrêter et me forcer à prendre soin de mes blessures.

Lorsque le combat intérieur était trop intense,
j’allais me « re-poser à l’Hôtel –(Dieu) ».

Dans mon emploi en milieu hospitalier, je carburais à l’amour auprès des enfants, je vivais pour ces relations intensément riches qui m’apportaient l’équilibre et les plus belles leçons de vie. J’ai accompagné en fin de vie avec beaucoup d’admiration et de tendresse des enfants leucémiques devenus mes maitres.

Après plus de deux ans à cet emploi où j’avais le privilège d’être payée pour donner essentiellement de l’amour et de l’attention, tout a basculé. Avec une première méningite, les médecins m’ont mise en arrêt de travail car je leur semblais trop vulnérable. Tout s’écroula autour de moi car à l’image de mon père médecin, je trouvais tellement enrichissant de travailler auprès de personnes blessées. J’avais toujours admiré son enthousiasme et son dévouement lorsqu’il partait en urgence vers l’hôpital.

Je pensais qu’il détenait là, une clé pour être heureux!

Mon subconscient m’a ramenée dans ce milieu  à intervalles de plus en plus rapprochés en réponse à des programmations mal ajustées. Ces temps d’arrêt ressemblaient étrangement à de la méditation forcée. Mes pensées désajustées réclamaient d’urgence une rectification. Après treize méningites, d’inexplicables allergies alimentaires m’ont fait régurgiter mes repas deux ou trois fois semaine. J’étais évidemment en perte de vitalité alors que des tests d’hypoglycémie m’obligeaient à manger aux deux heures et demie, 35 hydrates de carbone, bien calculés pour maintenir un certain équilibre.

Les complications se multipliaient, la vie m’abandonnait peu à peu, j’étais en survie. Mes soirées se limitaient à planifier mes repas-collations du lendemain et je m’y soumettais pour avoir droit au travail.

En mars 1993, devant l’impossibilité de trouver une solution acceptable et intriguée par l’aspect mystérieux du Huna, je tentai un ultime essai. J’ai spontanément intégré sans jugement l’esprit des enseignements reçus. Surprise! Huit jours plus tard, une énergie inusitée me vivifiait. J’ai voulu immédiatement tester mon état en ingurgitant durant trois jours le « junk food » le pire à mes yeux. Aucune trace d’hypoglycémie ou d’allergies alimentaires ne sont réapparus depuis. L’an dernier, mon neurologue confirmait mon auto-résolution du phénomène de méningites à répétition. Mon cheminement antérieur a surement pavé la voie vers ma guérison qui s’est complétée avec cette carte gagnante du Huna.

Convaincue de la puissance de ce savoir autochtone, j’ai depuis plongé corps et âme dans l’appropriation de cette philosophie de vie auprès du Huna Research. Passionnée, j’approfondis et je repousse constamment les limites de l’expérimentation. La curiosité m’a notamment amenée un peu plus tard à Hawaï. Depuis, j’offre régulièrement des conférences  sur cette approche de conscience qui  soutient la relation à la vie. J’accompagne également individus et groupes engagés dans un processus de transformation. En prenant conscience de ce qui les anime dans la relation à soi et aux autres, ils s’ajustent d’eux-mêmes à leur réalité changeante.